Dans le cadre de l’appui aux producteurs agricoles de la région de Huaraz dans la cordillère des Andes, CODEART a donné son appui à Digest Nat, un atelier de transformation d’une céréale andine, la kiwicha. Cette céréale est très appréciée pour ses qualités énergétiques. Elle fait même partie du menu des astronautes.
Digest Nat est le partenaire technique de l’ONG ADG (Aide au Développement de Gembloux) dans le domaine agricole.
En 2007, Codeart m’a envoyé par deux fois à Huaraz pour installer des machines conçues dans ses ateliers.
Digest Nat est une petite unité de fabrication de biscuits à base d’une céréale andine, la kiwicha. Ces friandises (en-cas) sont fabriquées dans d’excellentes conditions d’hygiène. Dans l’atelier, chaussures, tablier, bonnet et masque sont obligatoires. Les mains doivent être lavées, séchées puis passées à l’alcool. Les équipements doivent être également nettoyés à l’alcool tous les jours avant de commencer la production.
Les deux frères, Edding et Wenceslao Villon, s’investissent corps et âmes dans leur entreprise. Non seulement dans la qualité de leur production mais aussi et surtout, dans la qualité des relations humaines qu’ils suscitent au sein du personnel (16 personnes à l’heure actuelle).
L’année dernière, ils ont aussi acquis une emballeuse et dernièrement un véhicule qui leur permet de transporter les matières premières et de faire les livraisons des produits dans les magasins de Huaraz (ville de +/- 160.000 hab).
Fin mars, début avril, Digest Nat va s’implanter sur le marché de Lima. Grâce à leur véhicule, ils pourront livrer la marchandise une fois par semaine vers la capitale.
Pour l’instant, ils traversent une phase très difficile, ils ont fait de gros investissements en bâtiment pour répondre aux normes HACCP. Il s’agit de normes internationales pour les fabrications de denrées alimentaires. Il est indispensable de répondre à cette norme pour commercialiser le produit sur le marché de Lima et des grandes villes touristiques. Pour maintenir l’équilibre financier de l’entreprise il faut augmenter les ventes.
Il y a quatre ans, après ces deux missions, j’avais quitté le cœur gros, cette famille dans laquelle j’avais été accueilli comme un des leurs. Cette fois, lors de ces vacances à l’occasion de ma mise à la retraite, j’ai pu mesurer la joie des retrouvailles avec ces gens simples au grand cœur.
Avec un produit d’une telle qualité, une inépuisable volonté de bien faire, une détermination dans la recherche d’une qualité de vie du groupe, je suis persuadé qu’ils vont progresser dans les mois à venir. C’est en tous les cas mon vœu le plus cher.
Michel Meunier.
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