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Projection du film (suivi d’un débat)
« LE PAIN DES TROPIQUES » Film documentaire réalisé par Bernard Simon Le jeudi 2 juin à 20H Au cinéma Le Parc Ce film relate la vie de paysans haïtiens qui ont décidé de prendre leur avenir en main… |
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Projection du film (suivi d’un débat)
« LE PAIN DES TROPIQUES » Film documentaire réalisé par Bernard Simon Le jeudi 2 juin à 20H Au cinéma Le Parc Ce film relate la vie de paysans haïtiens qui ont décidé de prendre leur avenir en main… |
Un film de Bernard Simon
Ecrire sur Haïti, ce petit pays turbulent qui partage avec la République Dominicaine l’île Kiskeya,
c’est trop souvent évoquer cyclones, glissements de terrain, inondations, épidémies, luttes pour le pouvoir, tremblements de terres, émeutes de la faim et soubresauts politiques. C’est aussi évoquer les cohortes humanitaires tellement présentes qu’on en est venu à parler de République des ONG.
Derrière les évènements catastrophiques présentés par les journaux télévisés, il y a des réalités plus subtiles que n’ont pas su découvrir les yeux voyeurs des caméras des grands médias. Bernard Simon les montre avec talent dans son film « Le pain des tropiques ».
Au delà de l’Haïti urbain, hors de la « République de Port-au-Prince » où les gens se débrouillent et improvisent leur survie au jour le jour, il y a, caché derrière les mornes, un autre pays, celui des exclus, des paysannes et paysans qui représentent encore la moitié de la population. Ces personnes appelées par les citadins « les gens d’en dehors », « les gens des bois » ou encore « les gros orteils » n’improvisent plus. Ils s’organisent, planifient leur travail : ce sont eux, les principaux acteurs du film.
Ces personnes confrontées à une nature dégradée travaillent des terres déboisées et érodées, et affrontent une invasion massive d’aide alimentaire. Si cette dernière permet la survie des villes, elle renforce l’exode rural. Une aide ambiguë apportant en masse de la nourriture étrangère. Produite par une agriculture industrielle, avec tracteurs, engrais, poisons chimiques, elle est amplement subsidiée. Son transport sur de longues distances et sa distribution dépendent aussi largement du pétrole. Quand ces « aides alimentaires » importées s’installent et s’institutionnalisent, elles font chuter les prix agricoles locaux et découragent la production. Elles saturent les marchés et marginalisent les produits indigènes. Et surtout entretiennent et développent l’exode rural massif qui gonfle les bidonvilles urbains. Elles rendent la paix urbaine totalement dépendante des dons.
Depuis longtemps, les ruraux savent que ni l’Etat, ni la charité internationale ne les aideront durablement. De façon de plus en plus lucide, critique et organisée, ils commencent à affronter eux-mêmes leurs problèmes en les prenant à la racine.
Avec sa caméra, son calme et son profond respect des gens, sans culpabiliser, ni donner de leçons à personne, Bernard Simon témoigne. Nous faisant parcourir le pays de long en large, le réalisateur met en parallèle deux produits hautement symboliques : le pain blanc préparé avec de la « farine France » importée (pour des motifs climatiques le blé n’est pas cultivé dans le pays), et la cassave, une sorte de crêpe de manioc, nourriture traditionnelle des Indiens qui peuplaient l’île avant la conquête espagnole.
Se nourrir soi-même dignement, ou être nourris ? Telle est implicitement la question qui sert de fil conducteur à ce film. Pour les familles paysannes pionnières de l’agro écologie, ce n’est plus seulement le Bon Dieu qui s’occupe des arbres, de la fertilité des sols ou de faire pousser les herbes pour les animaux. Elles réalisent au jour le jour, et pacifiquement, une vraie révolution agricole. Elles le font essentiellement à partir de ressources locales, de connaissances, de travail, de communication et d’organisation. Elles passent d’une agriculture prédatrice qui épuise la fertilité du sol puis migre pour recommencer, à un système agro écologique qui prend soin des sols et des générations futures. Cette agro écologie familiale est solidaire, diversifiée et durable. Elle peut nourrir les gens, les bêtes, les sols et les marchés locaux en quantité, qualité, diversité pendant toute l’année, et pendant de très nombreuses années.
C’est ainsi que des familles organisées pratiquent la lutte antiérosive sur des terres de montagne, plantent des arbres et cultivent du fourrage pour leurs animaux. Elles fabriquent, consomment et vendent des cassaves qui font doucement leur entrée dans les supermarchés et les cantines scolaires.
En dialogue avec le GADRU (Groupe d’Appui au Développement Rural) et la PADED (Plateforme d’Agro écologie et de Développement durable) en Haïti, l’ONG belge CODEART – Des Machines pour nourrir les hommes et les AECP (Ateliers-Ecoles de Camp-Perrin) contribuent, avec des artisans haïtiens, au développement des technologies paysannes de transformation des produits agricoles que l’on peut voir dans ce film.
Pour d’autres infos sur le réalisateur : http://www.bernardsimon.com
Dans le cadre de l’appui aux producteurs agricoles de la région de Huaraz dans la cordillère des Andes, CODEART a donné son appui à Digest Nat, un atelier de transformation d’une céréale andine, la kiwicha. Cette céréale est très appréciée pour ses qualités énergétiques. Elle fait même partie du menu des astronautes.
Digest Nat est le partenaire technique de l’ONG ADG (Aide au Développement de Gembloux) dans le domaine agricole.
En 2007, Codeart m’a envoyé par deux fois à Huaraz pour installer des machines conçues dans ses ateliers.
Digest Nat est une petite unité de fabrication de biscuits à base d’une céréale andine, la kiwicha. Ces friandises (en-cas) sont fabriquées dans d’excellentes conditions d’hygiène. Dans l’atelier, chaussures, tablier, bonnet et masque sont obligatoires. Les mains doivent être lavées, séchées puis passées à l’alcool. Les équipements doivent être également nettoyés à l’alcool tous les jours avant de commencer la production.
Les deux frères, Edding et Wenceslao Villon, s’investissent corps et âmes dans leur entreprise. Non seulement dans la qualité de leur production mais aussi et surtout, dans la qualité des relations humaines qu’ils suscitent au sein du personnel (16 personnes à l’heure actuelle).
L’année dernière, ils ont aussi acquis une emballeuse et dernièrement un véhicule qui leur permet de transporter les matières premières et de faire les livraisons des produits dans les magasins de Huaraz (ville de +/- 160.000 hab).
Fin mars, début avril, Digest Nat va s’implanter sur le marché de Lima. Grâce à leur véhicule, ils pourront livrer la marchandise une fois par semaine vers la capitale.
Pour l’instant, ils traversent une phase très difficile, ils ont fait de gros investissements en bâtiment pour répondre aux normes HACCP. Il s’agit de normes internationales pour les fabrications de denrées alimentaires. Il est indispensable de répondre à cette norme pour commercialiser le produit sur le marché de Lima et des grandes villes touristiques. Pour maintenir l’équilibre financier de l’entreprise il faut augmenter les ventes.
Il y a quatre ans, après ces deux missions, j’avais quitté le cœur gros, cette famille dans laquelle j’avais été accueilli comme un des leurs. Cette fois, lors de ces vacances à l’occasion de ma mise à la retraite, j’ai pu mesurer la joie des retrouvailles avec ces gens simples au grand cœur.
Avec un produit d’une telle qualité, une inépuisable volonté de bien faire, une détermination dans la recherche d’une qualité de vie du groupe, je suis persuadé qu’ils vont progresser dans les mois à venir. C’est en tous les cas mon vœu le plus cher.
Michel Meunier.
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Mode d’emplois scie à ruban PEDRAZOLI
Les AECP à Haïti disposent d’une scie à ruban de la marque PEDRAZOLI.
Il s’agit du modèle SN270-PN de capacité 230x120mm
Il n’ont pas de notice technique qui accompagne la machine.
Nous recherchons une copie de la notice et des informations techniques sur l’usage de cette machine.
Si vous pouvez nous aider…
5 ordinateurs.
Notre partenaire à Haïti souhaite mettre en place un petit cybercafé permettant l’accès pour la population locale à Internet.
Nous recherchons donc 5 pc qui ne sont pas trop vieux : Pentium 4 et plus récent.
Un bénévole de CODEART s’occupe de vérifier l’état et de les préparer pour leur utilisation en Haïti.
Si vous avez un ordinateur que vous n’utilisez plus, n’hésitez pas à nous contacter.
Poste à souder.
Nous recherchons des postes à souder et particulièrement des anciens postes d’atelier.
Ces anciens postes sans électronique, qui sont remplacé dans nos atelier modernes par des poste semi automatique, conviennent mieux aux artisans des pays du sud que les postes modernes.
Mission du 2 décembre au 23 décembre 2010.
Hubert Chevallier âgé aujourd’hui de 48 ans, a travaillé durant quelques années comme coopérant français à l’atelier NAMS de Ouidah voici 25 ans. Depuis lors il a continué à appuyer les artisans de NAMS. Aujourd’hui, il a pris la décision de se consacrer à l’appui au développement et compte apporter un appui à long terme à l’atelier.
Hubert Chevallier nous a rencontré grâce à Internet. Aujourd’hui nous collaborons ensemble sur la mise au point d’équipements de transformation des productions vivrières et plus particulièrement les fruits du palmier à huile, une des premières richesses agricole de l’Afrique de l’Ouest.
Le but de La mission de M. Chevalier pour le compte de CODEART est d’optimiser la construction d’une presse basse pression manuelle aux ateliers NAM’s du Togo.
Il assurera :
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Présent chez notre partenaire du 2 au 15 septembre, ma mission consistait en l’analyse de la situation du partenaire en cette fin de programme triennal, le suivi de son action et la participation à son renforcement de capacités..
Soutenu par la DGCD (Direction Générale de la Coopération au Développement) dans le cadre d’une redynamisation de la filière huile de palme par la fabrication et le suivi technique des différentes machines de transformation du fruit du palmier,
FSF diffuse les divers équipements au travers principalement des groupements de femmes.
C’est en compagnie de Paul Okpodjou Yawovi, directeur de FSF, Olivier Leuther, coopérant chez FSF et Vincent Adant, expert en développement, que nous sommes partis à la rencontre des différents bénéficiaires au travers des palmeraies du Togo.
Une mission encourageante et motivante quant aux perspectives d’autonomisation du partenaire, après plusieurs années de soutien, mais également et surtout au vu de la satisfaction des groupements de femmes suite à l’utilisation des presses CODEART et de leur efficacité.
Patrice Thissen directeur administratif de CODEART
Régime de noix de palmes |
![]() Presse à huile de palme manuelle |
Montage du concasseur de noix de palmes dans l’atelier de FSF |
Un contexte propre aux pays du Sud…
- Enclavement des populations rurales
frein aux échanges économiques
-Evacuation de la production vivrière par des infrastructures adaptées
développement sûr et viable des régions
Une approche particulière…
- Approche de l’architecte J-C. Grosso
Prise en compte des problématiques socio-économiques
Connaissance des moyens disponibles en atelier
Intégration des conditions climatiques
-Approche des ONG Noria et Codéart
Intégration au maximum des compétences locales
Vulgarisation d’une solution innovante durable
Limitation des coûts de matière première
Objectifs : amélioration des performances et diminution des coûts de matière.
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Démarches
La vérification du dimensionnement et les modifications structurelles apportées sont réalisées en parallèle avec la construction en atelier et en collaboration étroite avec l’architecte JC Grosso. Elles consistent en le repérage des anomalies de contrainte dans les profils identiques. L’étude est menée au travers d’un modèle 3D sous Autodesk Robot Structural Analysis. La tâche de standardisation de l’ouvrage passe par la création d’un modèle 2D paramétrable Résultats -Confirmation des analyses ultérieurement réalisées et définition des limites d’utilisation de la passerelle en cours de construction |
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Conclusions -Vérification structurelle de l’ouvrage Perspectives ouvertes quant au développement des pays du Sud |
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Madeleine Casimir, une jeune haïtienne responsable de cantines, demande un appui pour la réduction de la consommation de bois pour les réchauds pour les grandes cuisines.
Le but poursuivi est de permettre à Madeleine de repérer les personnes les plus motivées par l’économie de bois (probablement celles qui doivent l’acheter) et de doter ces personnes d’un réchaud stable, qui chauffe vite et bien de grosses quantités de nourriture, avec peu de bois. Qu’il s’agisse de repas ou de préparation de confitures, marmelades, gelées, pâte de fruits …ou torréfaction d’arachides.
Monsieur Valentin Moulin, serrurier suisse, a proposé ses services. Il a construit de nombreux réchauds à bois pour des populations pauvres dans le Sud et dans les pays de l’Est. Il est dès lors venu chez CODEART pour nous montrer sa méthode de fabrication des réchauds.
Il est prévu de construire des réchauds pour des casseroles de diam env. 30cm et env. 50 cm.
Actuellement CODEART construit 5 réchauds de chaque modèle. Ils seront envoyés à Haïti dans le prochain container.
Avant de chercher des procédures de fabrication locale, il faut s’assurer que les réchauds qui seront mis à l’épreuve par les personnes repérées par Madeleine suscitent l’intérêt et des essais n’ont de sens que s’ils impliquent plusieurs personnes et endroits et que s’il y a un suivi.
Si les essais sont concluants, un réchaud sera remis comme modèle à divers artisans dont Méles Augustin de Pignon afin qu’il réalise des copies. La conception est extrêmement simple et ne demande pas d’outils ou de matériaux particuliers.
Nous vous invitons à regarder la vidéo et les photos ci-jointes.
Roger LOOZEN.
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Vendredi 28 mai 2010
La classe de 4ème primaire de Mme Geneviève Quinet de l’école primaire du Béguinage de Nivelles a voulu exprimer sa solidarité envers le peuple haïtien qui a souffert du séisme le 12 janvier dernier.
Les enfants ont vendu de nombreuses collations saines cuisinées « maison » afin de récolter des fonds.
310 euros ont ainsi été remis à Mr Loozen lors d’une rencontre dans la classe le 28 mai passé.
Au travers d’un montage Dias, les enfants ont pu découvrir la vie à Haïti tant à la campagne qu’à la ville. Mr Loozen leur a expliqué que l’argent servira prioritairement à l’équipement des paysans afin de les aider à produire plus de nourriture en diminuant la pénibilité du travail, ce qui leur permettra de mieux alimenter leur famille et leurs proches qui sont revenus à la campagne après le séisme.
Au nom de nos amis haïtiens, nous remercions de tout cœur la classe de Mme Quinet.
Le compte don « Triodos », ouvert à la suite de la catastrophe du 12 janvier nous a permis de récolter à ce jour un montant de 127.586,45 €.
Les montants utilisés à ce jour dans le cadre de nos « activités post-tremblement » en Haïti se répartissent comme suit :
78.558,22 € ont servi à l’achat de kits d’outillage de déblaiement et agricole ainsi qu’à la fabrication d’outils localement par notre partenaire haïtien, les AECP (brouette, barre à mine et casse-roche manuel).
3.529,23 € ont été affectés aux frais de transport et divers frais de publicité et communication.
Ce projet a été largement financé par un don important d’un quotidien français qui avoisinait les 70.000 €.
Le solde restant des dons perçus à ce jour (et donc majoritairement composés des donateurs CODEART) sera utilisé dans les projets suivants :
Ce projet a été remis au consortium et nous attendons actuellement leur accord et la délivrance des fonds pour pouvoir réaliser les activités.
Vous comprendrez ainsi plus aisément que la grande majorité des dons effectués dans le cadre de la campagne « post-tremblement de terre », sous déduction du don exceptionnel mentionné ci-dessus, n’a encore à ce jour pu être affectée à un projet ou est en attente d’un accord.
Nous ne manquerons bien sûr pas de vous tenir au courant de l’utilisation des dons via un article sur notre site Internet.