Mission de M. Chevalier aux ateliers NAM’s du Togo.

17 décembre 2010 par codeart

Mission du 2 décembre au 23 décembre 2010.

Hubert Chevallier âgé aujourd’hui de 48 ans, a travaillé durant quelques années comme coopérant français à l’atelier NAMS de Ouidah voici 25 ans. Depuis lors il a continué à appuyer les artisans de NAMS. Aujourd’hui, il a pris la décision de se consacrer à l’appui au développement et compte apporter un appui à long terme à l’atelier.

Hubert Chevallier nous a rencontré grâce à Internet. Aujourd’hui nous collaborons ensemble sur la mise au point d’équipements de transformation des productions vivrières et plus particulièrement les fruits du palmier à huile, une des premières richesses agricole de l’Afrique de l’Ouest.

Le but  de La mission  de  M. Chevalier pour le compte de CODEART est d’optimiser la construction d’une presse basse pression manuelle aux ateliers NAM’s du Togo.

Il assurera :

  1. La formation des artisans de l’atelier NAM’s à la fabrication complète d’une presse à huile de palme manuelle.
  2. Le suivi de la fabrication de la presse.
  3. La mise en place de fiches de suivi de fabrication.
  4. L’étude et la recherche des différents composants pour la fabrication et l’évaluation du coût de fabrication local.
  5. Actualisation des plans en fonction des possibilités locales

Une presse à huile de palme manuelle

10 mai 2010 par codeart

Dans les petites communautés africaines, l’investissement dans une presse motorisé ne se justifie généralement pas parce que les quantités quotidiennes traitées sont trop faibles. La presse, pour être rentable, nécessitera de traiter au moins 500 kg par jour de fruits de la variété TENERA plus riche en huile et plus de 1.000 kg par jour de fruits des palmiers naturels (DURA) qui sont les plus répandus. Or les organisations de femmes existantes traitent au plus quelques centaines de kg par jour.
Il est dès lors impératif de proposer une solution à la taille de ces groupements de femmes. La machine devra être rentable au  niveau actuel des activités. Cette rentabilité se mesurera dans un premier temps en terme de réduction de la pénibilité du travail et par conséquent une réduction significative du nombre d’heures de travail consacrées à cette activité.
Ensuite, et de façon naturelle, les groupements vont se rendre compte qu’il leur est possible de traiter des quantités plus importantes. Ce sera pas uniquement une question de presse mais aussi d’organisation des autres tâches en amont et en aval du pressage tels que l’égrappage, la cuisson des fruits et la clarification.

L’énergie nécessaire pour actionner la presse à huile de palme ,contrairement à la presse pour l’extraction de l’huile palmiste, peut être fournie manuellement. Les efforts qui rentrent en jeu sont faibles.
En nous inspirant de la presse COLIN, dont le brevet fut déposé en 1908, CODEART  a développé une presse à huile de palme actionnée par deux personnes à l’aide de deux manivelles.
Cette presse permet de traiter 100 kg de fruits par heure avec des fruits du type DURA. Le rendement mesuré lors des premiers essai chez CODEART sont encourageants, près de 18% d’huile filtrée.
Cette version de presse à l’avantage d’être beaucoup moins couteuse et plus facile à entretenir localement.
Une machine est en route pour le Togo. Les matières premières pour deux machines supplémentaires seront expédiées sous peu . La production locale de deux machines est prévue au mois d’août.

Presse manuelle Sortie de l’huile Sortie des noix et de la pulpe

Stage en entreprise chez Codeart

16 avril 2010 par codeart

Dang Phuc Tran un étudiant de l’université de Sherbrooke au Canada réalise un stage en entreprise chez CODEART.
Ce projet proposé par CODEART est d’analyser les solutions techniques pour séparer les coques et les amandes palmistes après concassage.

Le palmier à huile est une ressource importante pour les pays d’Afrique et d’Asie.

Il produit deux types d’huile.

  1. L’huile de palme rouge provient du fruit.  Elle est principalement utilisée dans l’industrie alimentaire et peut servir comme bio-carburant  ( voir : http://www.codeart.org/pdf/dossier/manger-ou-rouler-en-voiture-codeart-a-choisi.pdf)
  2. L’huile palmiste, elle, provient de l’amande palmiste. Elle est principalement utilisée dans l’industrie des cosmétiques pour la production de savon. Vu la difficulté d’extraction de cette huile, les noix palmistes sont souvent abandonnées ou utilisées pour la cuisson. Seule une faible partie est actuellement exploitée en Afrique.
Régime de fruit Noix entières Coques de noix

La production de ces huiles comporte plusieurs étapes :

  • La cuisson des fruits
  • Le pressage des fruits pour obtenir l’huile rouge.
  • Le triage du mélange noix palmistes et fibres à la sortie de la presse.
  • Le concassage des noix palmistes (on obtient un mélande d’amandes et de coquues cassées).
  • La séparation des coques et des amandes
  • Le pressage des amandes pour obtenir l’huile palmiste

Les principaux obstacles pour l’exploitation des noix palmistes sont leur concassage et la séparation des coques et des amandes. Des solutions mécaniques efficaces existent pour toutes les autres opérations de la chaîne.

Le pressage du fruit est mécanisé avec la presse basse pression. Le pressage des amandes est mécanisé avec la presse haute pression HP110
Actuellement la séparation des coques et des amandes se fait soit de façon manuelle soit par flottation dans des bains d’argile. Ces méthodes sont peu appréciées si bien que la majorité des noix palmistes sont jetées

L’étudiant a d’abord réalisé un important travail de recherche bibliographique afin de s’inspirer des travaux réalisés par d’autres chercheurs. Suite à ce travail préliminaire, l’étudiant a effectué des essais de concassage et de séparation des amandes et des coques.

  1. Le concassage : Dang a effectué des essais avec un concasseur centrifuge Colombini.Le principe du concasseur est la projection des noix par la force centrifuge sur une paroi en acier dur. Les noix sont introduites dans une trémie reliée directement au milieu du rotor.Le rotor est actionné manuellement à l’aide d’une manivelle ou par un moteur et projette les noix vers la paroi. L’impact brise les coques des noix.
  2. La séparation amandes – coques : Dang a proposé 3 pistes :
    1. Un système mécanique de triage par passage du mélange sur des barreaux suivi d’un passage sur une plaque perforée.Avec  ISAT un  établissement d’enseignement de type court qui dépend de l’EPHEC (École Pratiques des Hautes Etudes Commerciales) à Schaerbeek, nous avons réalisé les plans d’un séparateur mécanique. Ce séparateur est actuellement en construction et sera testé dans les prochaines semaines.
    2. Un système à vibrations : le mélange placé sur une table vibrante montre que les deux composants (amandes et coques) ont tendance à se séparer.
    3. Un système à rouleaux recouverts de toile de jute : le mélange est déposé entre deux rouleaux tournant en sens inverse. Les fragments de coques ont tendance à s’accrocher à la toile de jute tandis que les amandes glissent. L’inclinaison du système permet l’écoulement des amandes vers un réceptacle.

Dessin du séparateur manuel.