ETUDE D’UNE
PASSERELLE
PIETONNIERE DE
DESENCLAVEMENT
Développement et standardisation d’une passerelle piétonnière métallique
Un contexte propre aux pays du Sud…
- Enclavement des populations rurales
frein aux échanges économiques
-Evacuation de la production vivrière par des infrastructures adaptées
développement sûr et viable des régions
Une approche particulière…
- Approche de l’architecte J-C. Grosso
Prise en compte des problématiques socio-économiques
Connaissance des moyens disponibles en atelier
Intégration des conditions climatiques
-Approche des ONG Noria et Codéart
Intégration au maximum des compétences locales
Vulgarisation d’une solution innovante durable
Limitation des coûts de matière première
Objectifs : amélioration des performances et diminution des coûts de matière
1 : Vérification du dimensionnement de la passerelle, apport de modifications structurelles et réduction de matière de la structure primaire
2 : Définition d’une plage de dimensions pour la standardisation de l’ouvrage et sa reproduction dans d’autres régions
Démarches La vérification du dimensionnement et les modifications structurelles apportées sont réalisées en parallèle avec la construction en atelier et en collaboration étroite avec l’architecte JC Grosso. Elles consistent en le repérage des anomalies de contrainte dans les profils identiques. L’étude est menée au travers d’un modèle 3D sous Autodesk Robot Structural Analysis. La tâche de standardisation de l’ouvrage passe par la création d’un modèle 2D paramétrable
Résultats • Confirmation des analyses ultérieurement réalisées et définition des limites d’utilisation de la passerelle en cours de construction • Base pour la standardisation de l’ouvrage • Après diverses modifications du modèle, validation des cas de charge appliqués au modèle • Assurances données au bailleur de fond du proje
Conclusions
Vérification structurelle de l’ouvrage
Développement d’un modèle de passerelle standard adaptable à diverses régions enclavées du monde
Perspectives ouvertes quant au développement des pays du Sud
Possibilité de définir un ouvrage d’art standard et ainsi de limiter les coûts liés à l’étude.
Vue d’artiste de la future passerelle dans son lieu d’implantation
Madeleine Casimir, une jeune haïtienne responsable de cantines, demande un appui pour la réduction de la consommation de bois pour les réchauds pour les grandes cuisines.
Le but poursuivi est de permettre à Madeleine de repérer les personnes les plus motivées par l’économie de bois (probablement celles qui doivent l’acheter) et de doter ces personnes d’un réchaud stable, qui chauffe vite et bien de grosses quantités de nourriture, avec peu de bois. Qu’il s’agisse de repas ou de préparation de confitures, marmelades, gelées, pâte de fruits …ou torréfaction d’arachides.
Monsieur Valentin Moulin, serrurier suisse, a proposé ses services. Il a construit de nombreux réchauds à bois pour des populations pauvres dans le Sud et dans les pays de l’Est. Il est dès lors venu chez CODEART pour nous montrer sa méthode de fabrication des réchauds.
Il est prévu de construire des réchauds pour des casseroles de diam env. 30cm et env. 50 cm.
Actuellement CODEART construit 5 réchauds de chaque modèle. Ils seront envoyés à Haïti dans le prochain container.
Avant de chercher des procédures de fabrication locale, il faut s’assurer que les réchauds qui seront mis à l’épreuve par les personnes repérées par Madeleine suscitent l’intérêt et des essais n’ont de sens que s’ils impliquent plusieurs personnes et endroits et que s’il y a un suivi.
Si les essais sont concluants, un réchaud sera remis comme modèle à divers artisans dont Méles Augustin de Pignon afin qu’il réalise des copies. La conception est extrêmement simple et ne demande pas d’outils ou de matériaux particuliers.
Nous vous invitons à regarder la vidéo et les photos ci-jointes.
La classe de 4ème primaire de Mme Geneviève Quinet de l’école primaire du Béguinage de Nivelles a voulu exprimer sa solidarité envers le peuple haïtien qui a souffert du séisme le 12 janvier dernier.
Les enfants ont vendu de nombreuses collations saines cuisinées « maison » afin de récolter des fonds.
310 euros ont ainsi été remis à Mr Loozen lors d’une rencontre dans la classe le 28 mai passé.
Au travers d’un montage Dias, les enfants ont pu découvrir la vie à Haïti tant à la campagne qu’à la ville. Mr Loozen leur a expliqué que l’argent servira prioritairement à l’équipement des paysans afin de les aider à produire plus de nourriture en diminuant la pénibilité du travail, ce qui leur permettra de mieux alimenter leur famille et leurs proches qui sont revenus à la campagne après le séisme.
Au nom de nos amis haïtiens, nous remercions de tout cœur la classe de Mme Quinet.
Le compte don « Triodos », ouvert à la suite de la catastrophe du 12 janvier nous a permis de récolter à ce jour un montant de 127.586,45 €.
Les montants utilisés à ce jour dans le cadre de nos « activités post-tremblement » en Haïti se répartissent comme suit :
78.558,22 € ont servi à l’achat de kits d’outillage de déblaiement et agricole ainsi qu’à la fabrication d’outils localement par notre partenaire haïtien, les AECP (brouette, barre à mine et casse-roche manuel).
3.529,23 € ont été affectés aux frais de transport et divers frais de publicité et communication.
Ce projet a été largement financé par un don important d’un quotidien français qui avoisinait les 70.000 €.
Le solde restant des dons perçus à ce jour (et donc majoritairement composés des donateurs CODEART) sera utilisé dans les projets suivants :
En cofinancement avec le consortium Haïti LAVI 1212, à hauteur de +/- 20.000,00 € afin de fournir en outils de maçonnerie des maçons ayant suivi une formation sur les techniques de base de la construction octroyée par l’UNESCO.
Ce projet a été remis au consortium et nous attendons actuellement leur accord et la délivrance des fonds pour pouvoir réaliser les activités.
En cofinancement sur un projet de redynamisation de la filière canne à sucre (l’une des thématique prioritaire de CODEART, avec l’huile de palme, le manioc et l’énergie) et ainsi apporter une solution aux difficultés d’accès à la nourriture et à l’emploi dans les campagnes haïtiennes suite à l’exode urbain important ayant suivi le tremblement de terre. Le solde des dons récoltés sera ainsi affectés à ce projet.
Vous comprendrez ainsi plus aisément que la grande majorité des dons effectués dans le cadre de la campagne « post-tremblement de terre », sous déduction du don exceptionnel mentionné ci-dessus, n’a encore à ce jour pu être affectée à un projet ou est en attente d’un accord.
Nous ne manquerons bien sûr pas de vous tenir au courant de l’utilisation des dons via un article sur notre site Internet.
Reportage Gilles Milecan Photos Johanna de Tessières
Envoyés spéciaux en Haïti
Le travail, et l’absence de travail, occupent une place centrale dans les préoccupations des Haïtiens.
Extrait:
La fierté anime les stagiaires maçons de l’Atelier-école de Camp-Perrin. En quarante années de coopération sur l’île, Jean Sprumont en a créé 35 à travers le pays. L’expérience de ce « Belge du bout du monde » l’a amené à dresser certains constats sur le rapport des Haïtiens au travail : « La sortie de l’esclavage n’a pas été une mince affaire. Beaucoup liaient indissociablement l’esclavagisme et le travail agricole. Le travail de la terre était une affaire d’esclave et plus d’homme libre. » Une explication, sans doute, à l’exode continu vers Port-au-Prince, à la saturation d’une ville qui n’est pas conçue pour abriter tant d’habitants, à l’ampleur du désastre de janvier peut-être.
Le combat de Jean Sprumont, c’est celui de la responsabilisation. Il exige de ses élèves qu’ils pensent par eux-mêmes. Et les pousse sur des terrains où ils ne s’aventurent jamais. « Si nous sommes à l’image de Dieu, nous devons être créateurs, comme lui, leur dit-il. Si nous voulons plus de justice, nous devons créer cette justice. Alors pourquoi acceptez-vous que le gouvernement vous maltraite comme ça ? Pourquoi ? »
L’apprentissage et la création de petites entreprises autour des métiers du fer sont les objectifs principaux de l’AECP. La construction n’est pas oubliée. Depuis dix jours, quinze jeunes maçons s’y perfectionnent. « Maçon, c’est un peu un des métiers de ceux qui ne savent pas bien ce qu’ils vont faire », explique l’un d’eux. Venus, leur formateur, précise rapidement : « En Haïti, tu ne fais pas un métier parce que c’est celui que tu as envie de faire. Tu fais le métier qui se présente. » La salle de classe respire l’espoir. La conviction d’être bientôt utiles. Ils n’imaginaient pas que 10 jours suffiraient à leur donner des compétences que peu, même parmi ceux qui conduisent les chantiers, ceux qui construisent n’importe où et n’importe comment, possèdent. Dans deux jours, ils rejoindront la capitale et devront trouver les chantiers où mettre en pratique leurs acquis.
Lors de mon voyage en Haïti du 3 au 13 mars 2010, j’ai assisté au formage d’une cuve. Les pétales et le fonds ont été découpés sur une table de découpe au moyen d’un appareil plasma.
Nous voyons sur les photos les équipements utilisés pour le formage des pièces avant de les assembler par soudage.Le film montre le formage des composants avant assemblage.
Notre partenaire en Haïti, les Ateliers-Ecoles de Camp-Perrin, construit actuellement une passerelle métallique destinée au désenclavement rural.
La passerelle permettra de désenclaver la zone de Fonbleu, qui se situe dans les Haut-Cahos (Wo Kawo), dans le département de l’Artibonite, et qui est encerclé par la rivière du même nom. Fonbleu se trouve à environ 70 kilomètres de la capitale, Port-au-Prince.
Les Kawo se situent dans le massif des Montagnes Noires, chaîne centrale d’Haïti. Il est délimité au nord-est par le Plateau central, à l’Ouest et au Sud-Ouest par la vallée de l’Artibonite et au Sud-Est par les Montagnes du Trou d’eau. La chaîne des Kawo (Chen Kawo) culmine à 1788 m, la majeure partie de la zone se trouvant entre 500m et 1300m.
Dans la zone d’intervention le revenu moyen annuel est inférieur à 800 US$ (environ 570 €). Le trajet est emprunté par des ânes et des mulets chargés de deux paniers de café de part et d’autre, soit environ 50 kg chacun, l’ensemble faisant environ 1,90 m de large.
La période de transport du café coïncide avec le début de la période des pluies. La tendance climatique observée ces dernières années est un avancement constant du début de la période des pluies.
Le projet aura aussi le mérite d’injecter des fonds dans l’économie haïtienne par le biais des salaires
Il apportera un savoir-faire supplémentaire aux AECP, valorisable par Camp-Perrin pour l’aménagement de nombreux sites dans le pays.
Les bénéficiaires seront sollicités pour participer matériellement et humainement au projet lors de plusieurs étapes :
ils fabriqueront les fondations pour le pont
ils fourniront la matière de fabrication de ces fondations: tri et nettoyage préalable des galets (entre 100 et 400 mm) pour le remplissage des 8m3 de gabions
ils participeront à l’étude et à la phase de montage à blanc de la passerelle afin de pouvoir participer sur place au montage sur site
ils seront chargés du transport du matériel sur site.
La porté de cette passerelle est de 30m et la largeur utile sera de 2m. La particularité de cette passerelle est qu’elle est fabriquée par un acier inoxydable (CORTEN). L’acier CORTEN rouille mais cette corrosion s’arrête (phénomène de passivation) et constitue une couche protectrice comme dans le cas de l’aluminium. De plus, l’emploi de l’acier est limité au minimum nécessaire afin de limiter le poids d’acier à mettre en œuvre. Par contre la main d’œuvre nécessaire à la construction est relativement importante. Ces choix volontaires du concepteur de l’ouvrage, Monsieur J.C. GROSSO, correspondent aux réalités locales ou la main-d’œuvre est disponible et peu onéreuse tandis que l’acquisition de matières premières demande la mobilisation de moyens (devises) peu disponible.
Ce projet a été initié par une association française de développement:
Cisaillage des tôls aux AECP
Pliage aux AECP
Les résultats des essais de pliage des divers profils nécessaires
Essais cintrage de l’arc aux AECP
Modèle d’execution
Vue du pont lorsqu’il sera terminé (image de synthèse)
Vue du pont lorsqu’il sera terminé (image de synthèse)
La mise en place d’infrastructures adaptées dans les pays défavorisés est le premier pas vers un développement sûr et viable du commerce dans une région.
C’est pourquoi, dans des régions très sensibles aux conditions climatiques telles que la région haïtienne, la construction d’ouvrages facilitant le transport est d’une importance capitale. Les ponts et passerelles sont un vecteur important pour ce développement économique.
C’est dans la volonté de désenclaver des régions défavorisées que s’inscrit ce projet. L’architecte Jean-Christophe Grosso, membre de l’ONG Noria, a conçu un modèle de passerelle piétonnière.
La passerelle est actuellement en cours de construction aux Ateliers Ecole de Camp Perrin en Haïti.
Laurie Chevallier Elève-ingénieur à l’Institut Français de Mécanique Avancée, est chargée de vérifier le dimensionnement, d’apporter des modifications en parallèle avec la construction en atelier et de réduire la masse de matière à utiliser.
A terme, un modèle standard de cette passerelle sera mis au point pour être implanté dans diverses régions enclavées, notamment en République Démocratique du Congo et au Bénin. La passerelle est entièrement construite en acier Corten, matériau largement plus pérenne que le béton dans de tels projets.
Les objectifs recherchés pour ce projet sont le désenclavement des régions, le développement de la technique chez les locaux, la pérennité des ouvrages d’art implantés ne nécessitant aucun entretien.
Les Ateliers-Ecoles de Camp-Perrin, notre partenaire à Haïti, produit des brouettes de bonne qualité.
Pour la reconstruction et pour les paysans qui sont retournés dans les villages, des brouettes sont nécessaires.
Le bac est en acier embouti de 1,3mm d’épaisseur. Il est soudé sur le brancard réalisé en tube d’acier diamètre 32 x 2mm. La roue est en construction d’acier. L’axe central tourne dans deux paliers en fonte. Une version en pneu plein en caoutchouc est aussi disponible.
Un groupe de jeunes s’est mis à la disposition de CODEART.
Quelques jours après le tremblement de terre en Haïti, l’un d’entre eux, Benoît Hausman, nous a contacté pour proposer son aide.
Des collectes de denrées de première nécessité ont été organisées dans les écoles primaires de Hombourg, Gemmenich et Moresnet.
Les habitants de Hombourg se sont joint à l’action à l’initiative du magasin LADRY.
Au total un lot de plus de 500kg de marchandises sera envoyé par container.
Le samedi 13 février, un groupe de cinq jeunes sont venus chez CODEART pour assurer l’emballage des colis.
Il ont aussi offert leur aide pour la préparation des colis d’outils de déblayement et des outils pour les paysans qui sont retournés dans les campagnes.
Ci-joint quelques photos illustrant cette remarquable initiative.