Les AECP participent à la reconstruction d’Haïti.

24 février 2010 par codeart

Les Ateliers-Ecoles de Camp-Perrin, notre partenaire à Haïti, produit des brouettes de bonne qualité.
Pour la reconstruction et pour les paysans qui sont retournés dans les villages, des brouettes sont nécessaires.
Le bac est en acier embouti de 1,3mm d’épaisseur. Il est soudé sur le brancard réalisé en tube d’acier diamètre 32 x 2mm. La roue est en construction d’acier. L’axe central tourne dans deux paliers en fonte. Une version en pneu plein en caoutchouc est aussi disponible.

     

Les jeunes qui font la confirmation s’engagent dans une action de type social ou humanitaire durant 2 années.

19 février 2010 par codeart

Un groupe de jeunes s’est mis à la disposition de CODEART.
Quelques jours après le tremblement de terre en Haïti, l’un d’entre eux, Benoît Hausman, nous a contacté pour proposer son aide.
Des collectes de denrées de première nécessité ont été organisées dans les écoles primaires de Hombourg, Gemmenich et Moresnet.
Les habitants de Hombourg se sont joint à l’action à l’initiative du magasin LADRY.
Au total un lot de plus de 500kg de marchandises sera envoyé par container.
Le samedi 13 février, un groupe de cinq jeunes sont venus chez CODEART pour assurer l’emballage des colis.
Il ont aussi offert leur aide pour la préparation des colis d’outils de déblayement et des outils pour les paysans qui sont retournés dans les campagnes.
Ci-joint quelques photos illustrant cette remarquable initiative.

Deux contenaires de matériel sont prêts à partir pour Haïti

13 février 2010 par codeart

Reportage Télévesdre du 12/02/2010
http://www.televesdre.eu/site/l_asbl_codeart_prepare_un_important_envoi_de_materiel_pour_hay_ti-4830-999-89.html

De l’électricité pour soigner la popullation à l’hôpital Sainte Camille de Kabinda en RDC

24 janvier 2010 par codeart

PVDD (1) ou « Pour un Vrai Développement Durable » et CODEART ont uni leurs compétences pour répondre à une demande de la Communauté chrétienne qui a reçu mandat de gérer l’Hôpital.

Kabinda, ville de 80 000 habitants, est un site enclavé dans la province du Kasaï Oriental. L’aéroport le plus proche, Mbuji-Mayi, est à 150 km de piste soit 3 à 8 jours pour les camions. L’approvisionnement est assuré depuis Kinshasa par des transports aériens puis des camions ou des 4×4 sur des pistes en mauvais état. Les anciennes routes sont détruites. Kabinda n’a plus de réseau de distribution d’eau ni d’électricité.
De l’électricité pour soigner la population à l’hôpital Saint Camille de Kabinda en RDC.

L’hôpital, de 215 lits, ne peut fonctionner sans électricité (échographies, radiographies, salle d’opérations etc…). Il doit fabriquer son électricité avec des groupes électrogènes à moteur diesel qui fonctionnent au gasoil. Le gasoil est vendu à 3 USD/litre. Dans de telles conditions le carburant devient le troisième poste du budget après le personnel et les médicaments ! Quand l’argent manque, ce qui est chronique, l’électricité manque, les soins manquent.

Le Docteur Richard Hardi, Directeur technique de l’hôpital, sait que les huiles végétales pourraient remplacer le gasoil mais il faut réunir plusieurs conditions techniques et de choix moral. 

Il est important de souligner ici que CODEART et PVDD sont globalement contre l’emploi de produits alimentaires, par exemple l’huile de palme, comme carburant pour les automobiles. CODEART a d’ailleurs pris position sur ce sujet. Nous vous invitons à lire :

http://codeart.org/pdf/dossier/manger-ou-rouler-en-voiture-codeart-a-choisi.pdf

CODEART travaille depuis plusieurs années sur le thème de l’emploi d’huiles végétales comme combustibles dans les moteurs diesel. Nous nous intéressons particulièrement à l’huile de jatropha et l’huile de palme.

A la question qui nous est couramment posée : pouvez-vous nous fournir un moteur qui fonctionne à l’huile de jatropha ? Nous répondons que le problème n’est pas le moteur mais que c’est principalement au niveau de la qualité de l’huile qu’il faut être attentif.

L’huile présentera une faible teneur en acides gras libres, contiendra peu d’eau. Le taux de particules sera aussi très limité. La teneur en phosphore ne pourra pas excéder une teneur maximale. Ce sont les 4 paramètres les plus importants. Ces conditions sont les mêmes pour l’huile de palme.

Pour Kabinda, l’emploi d’huile de palme est la seule solution envisageable actuellement:

- Un produit local surabondant dans la région, environ 5 fois moins cher que le gasoil et des palmeraies sous-exploitées. On n’entame donc pas les quantités d’huile alimentaire.

-  Un produit bien connu: la population locale dispose du savoir faire pour produire de l’huile clarifiée ;

-  L’électricité : un besoin fondamental pour assurer les services de bases : soigner et opérer à l’hôpital.

-  Des revenus pour les acteurs de la filière et une réduction des frais de carburant pour l’hôpital.

Jean-Baptiste Fondeur, jeune Volontaire expatrié 2 ans à Kabinda a fondé PVDD et établi les relations avec nos partenaires Kabindais. François Fondeur, ingénieur bénévole et Administrateur à PVDD, collabore avec notre association. Nous avons mis au point un kit de test de l’acidité afin de mesurer rapidement, sur le terrain et à moindres frais la teneur en acides gras libres. Ceci est la première clé technique : le contrôle de la qualité. Nous pouvons mesurer l’acidité en une minute ! 

La Communauté de Kabinda a mis au point le processus pour extraire une huile non acide et elle a réussi à en fabriquer jusqu’à 20 litres en une journée. L’étape suivante est donc enclenchée : pouvoir, chaque mois, régulièrement fabriquer 500 litres ou plus d’une huile de palme de qualité « carburant ». Pour cela il suffit maintenant d’augmenter la capacité de l’huilerie et la quantité de matière première. Ceci est la deuxième clé technique. 

Du coté du groupe électrogène, nous avons collaboré pour l’adaptation d’un moteur diesel à l’usage de l’huile de palme. Le moteur idéal sera de type « injection indirecte », il tournera lentement (1.500 RPM), les pompes en ligne sont préférables. La pression d’injection sera aussi réglée entre 180 et 200 bar. Notre choix s’est porté sur un moteur KUBOTA fonctionnant au gasoil. Ceci est la troisième clé technique.

La quatrième clé technique a demandé plus d’efforts : à température ambiante l’huile de palme est épaisse comme une margarine et reste figée dans les tuyaux ! Nous avons donc adapté le moteur pour qu’il fonctionne au choix avec les deux carburants : le gasoil et l’huile de palme. Nous démarrons au gasoil (15 minutes), l’énergie produite commence à défiger l’huile de palme nécessaire pour prendre le relais. Ensuite, pour arrêter, le dernier quart d’heure fonctionne au gasoil pour rincer les tuyauteries. Le moteur a donc deux réservoirs et deux réseaux d’alimentation.

Le groupe électrogène de 24 kW est prêt pour le départ. Il a tourné près de 70 heures chez CODEART pour s’assurer de son bon fonctionnement.

L’huilerie locale augmentera sa production pour satisfaire à la consommation d’électricité de l’hôpital. Des équipements de traitements de l’huile et de contrôle de qualité seront également envoyés.

Nous vous invitons à regarder les photos et les films.

Les prochaines nouvelles dans 7 mois, parce que le voyage est long pour atteindre Kabinda!

Ce projet a été rendu possible grâce aux appuis conjugués de la DGCD [2] pour le financement des travaux de mise au point, La Fondation POWEO pour financer en partie les équipements, La Loterie Nationale pour le financement des équipements de préparation du carburant,  PVDD par ses fonds propres, obtenus de ses donateurs privés, et par la collaboration  des partenaires congolais de PVDD.

Roger Loozen.

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(1) PVDD – voir leur site internet : www.pvdd.asso.fr

(2) DGCD, Direction Générale de la Coopération au Développement en Belgique.

Vidéo 1

Vidéo 2

Vidéo 3

Vidéo 4

Vidéo 5

APPEL POUR HAÏTI

20 janvier 2010 par codeart

HAITI a une nouvelle fois été touché par une grande catastrophe.

CODEART soutient des organisations locales dont « Les Ateliers-Ecoles de Camp-Perrin ».

A la demande de son partenaire CODEART lance un appel à l’aide.

Les fonds récoltés seront affectés à la distribution d’outils et machines (brouettes, marteaux-pic manuels, truelles, échaffaudages, étançons, moules à blocs, petites bétonneuses…) destinés à des organisations locales qui en ont besoin.

Pour certaines zones non sinistrées, vers lesquelles refluent de plus en plus de victimes parce que là il y a de l’eau et qu’à cette date il y a encore des récoltes, les fonds serviront à financer des équipements de production et de transformation des produits agricoles de base (maïs, manioc, arachides, canne à sucre …).

Tous ces équipements sont produits localement, ils aident donc deux fois: ils aident  non seulement ceux qui les reçoivent, mais aussi les artisans de Camp Perrin qui les produisent et qui heureusement résident loin de l’épicentre du tremblement de terre et dont les ateliers n’ont pas été affectés par le séisme.

Vous pouvez envoyer votre aide sur notre compte Triodos : 523-0803595-25   mention: « HAITI »

Les dons donnent droit à une déduction fiscale (30€ minimum sur l’année).

Pour en savoir plus sur notre travail visitez notre site « www.codeart.org »