Solidarité envers le peuple haïtien.

11 juin 2010 par codeart

Vendredi 28 mai 2010

La classe de 4ème primaire de Mme Geneviève Quinet de l’école primaire du Béguinage de  Nivelles  a voulu exprimer sa solidarité envers le peuple haïtien qui a souffert du séisme le 12 janvier dernier.

Les enfants ont vendu de nombreuses collations saines  cuisinées « maison »  afin de récolter des fonds.

310 euros ont ainsi été remis à Mr Loozen lors d’une rencontre dans la classe le 28 mai passé.

Au travers d’un montage Dias, les enfants ont pu découvrir la vie à Haïti tant à la campagne qu’à la ville.  Mr Loozen leur a expliqué que l’argent servira prioritairement à l’équipement des paysans afin de les aider à produire plus de nourriture en diminuant la pénibilité du travail, ce qui leur permettra de mieux alimenter leur famille et leurs proches qui sont revenus à la campagne après le séisme.

Au nom de nos amis haïtiens, nous remercions de tout cœur la classe de Mme Quinet.

1er COMPTE-RENDU DES DONS SUITE AU TREMBLEMENT DE TERRE A PORT-AU-PRINCE

21 mai 2010 par codeart

Le compte don « Triodos », ouvert à la suite de la catastrophe du 12 janvier nous a permis de récolter à ce jour un montant de 127.586,45 €.

Les montants utilisés à ce jour dans le cadre de nos « activités post-tremblement » en Haïti se répartissent comme suit :

78.558,22 € ont servi à l’achat de kits d’outillage de déblaiement et agricole ainsi qu’à la fabrication d’outils localement par notre partenaire haïtien, les AECP (brouette, barre à mine et casse-roche manuel).

3.529,23 € ont été affectés aux frais de transport et divers frais de publicité et communication.

Ce projet a été largement financé par un don important d’un quotidien français qui avoisinait les 70.000 €. 

Le solde restant des dons perçus à ce jour (et donc majoritairement composés des donateurs CODEART) sera utilisé dans les projets suivants :

  1. En cofinancement avec le consortium Haïti LAVI 1212, à hauteur de +/- 20.000,00 € afin de fournir en outils de maçonnerie des maçons ayant suivi une formation sur les techniques de base de la construction octroyée par l’UNESCO.

Ce projet a été remis au consortium et nous attendons actuellement leur accord et la délivrance des fonds pour pouvoir réaliser les activités.

  1. En cofinancement sur un projet de redynamisation de la filière canne à sucre (l’une des thématique prioritaire de CODEART, avec l’huile de palme, le manioc et l’énergie) et ainsi apporter une solution aux difficultés d’accès à la nourriture et à l’emploi dans les campagnes haïtiennes suite à l’exode urbain important ayant suivi le tremblement de terre.  Le solde des dons récoltés sera ainsi affectés à ce projet.

Vous comprendrez ainsi plus aisément que la grande majorité des dons effectués dans le cadre de la campagne « post-tremblement de terre », sous déduction du don exceptionnel mentionné ci-dessus, n’a encore à ce jour pu être affectée à un projet ou est en attente d’un accord. 

Nous ne manquerons bien sûr pas de vous tenir au courant de l’utilisation des dons  via un article sur notre site Internet.

Haïti: « Volcaniser » toute la semaine

14 mai 2010 par codeart

La Libre Belgique vendredi 14 mai 2010

Reportage Gilles Milecan Photos Johanna de Tessières
Envoyés spéciaux en Haïti

Le travail, et l’absence de travail, occupent une place centrale dans les préoccupations des Haïtiens.

Extrait:

La fierté anime les stagiaires maçons de l’Atelier-école de Camp-Perrin. En quarante années de coopération sur l’île, Jean Sprumont en a créé 35 à travers le pays. L’expérience de ce « Belge du bout du monde » l’a amené à dresser certains constats sur le rapport des Haïtiens au travail : « La sortie de l’esclavage n’a pas été une mince affaire. Beaucoup liaient indissociablement l’esclavagisme et le travail agricole. Le travail de la terre était une affaire d’esclave et plus d’homme libre. » Une explication, sans doute, à l’exode continu vers Port-au-Prince, à la saturation d’une ville qui n’est pas conçue pour abriter tant d’habitants, à l’ampleur du désastre de janvier peut-être.
Le combat de Jean Sprumont, c’est celui de la responsabilisation. Il exige de ses élèves qu’ils pensent par eux-mêmes. Et les pousse sur des terrains où ils ne s’aventurent jamais. « Si nous sommes à l’image de Dieu, nous devons être créateurs, comme lui, leur dit-il. Si nous voulons plus de justice, nous devons créer cette justice. Alors pourquoi acceptez-vous que le gouvernement vous maltraite comme ça ? Pourquoi ? »
L’apprentissage et la création de petites entreprises autour des métiers du fer sont les objectifs principaux de l’AECP. La construction n’est pas oubliée. Depuis dix jours, quinze jeunes maçons s’y perfectionnent. « Maçon, c’est un peu un des métiers de ceux qui ne savent pas bien ce qu’ils vont faire », explique l’un d’eux. Venus, leur formateur, précise rapidement : « En Haïti, tu ne fais pas un métier parce que c’est celui que tu as envie de faire. Tu fais le métier qui se présente. » La salle de classe respire l’espoir. La conviction d’être bientôt utiles. Ils n’imaginaient pas que 10 jours suffiraient à leur donner des compétences que peu, même parmi ceux qui conduisent les chantiers, ceux qui construisent n’importe où et n’importe comment, possèdent. Dans deux jours, ils rejoindront la capitale et devront trouver les chantiers où mettre en pratique leurs acquis.

Article complet: http://www.lalibre.be/actu/international/article/581645/haiti-volcaniser-toute-la-semaine.html

Une presse à huile de palme manuelle

10 mai 2010 par codeart

Dans les petites communautés africaines, l’investissement dans une presse motorisé ne se justifie généralement pas parce que les quantités quotidiennes traitées sont trop faibles. La presse, pour être rentable, nécessitera de traiter au moins 500 kg par jour de fruits de la variété TENERA plus riche en huile et plus de 1.000 kg par jour de fruits des palmiers naturels (DURA) qui sont les plus répandus. Or les organisations de femmes existantes traitent au plus quelques centaines de kg par jour.
Il est dès lors impératif de proposer une solution à la taille de ces groupements de femmes. La machine devra être rentable au  niveau actuel des activités. Cette rentabilité se mesurera dans un premier temps en terme de réduction de la pénibilité du travail et par conséquent une réduction significative du nombre d’heures de travail consacrées à cette activité.
Ensuite, et de façon naturelle, les groupements vont se rendre compte qu’il leur est possible de traiter des quantités plus importantes. Ce sera pas uniquement une question de presse mais aussi d’organisation des autres tâches en amont et en aval du pressage tels que l’égrappage, la cuisson des fruits et la clarification.

L’énergie nécessaire pour actionner la presse à huile de palme ,contrairement à la presse pour l’extraction de l’huile palmiste, peut être fournie manuellement. Les efforts qui rentrent en jeu sont faibles.
En nous inspirant de la presse COLIN, dont le brevet fut déposé en 1908, CODEART  a développé une presse à huile de palme actionnée par deux personnes à l’aide de deux manivelles.
Cette presse permet de traiter 100 kg de fruits par heure avec des fruits du type DURA. Le rendement mesuré lors des premiers essai chez CODEART sont encourageants, près de 18% d’huile filtrée.
Cette version de presse à l’avantage d’être beaucoup moins couteuse et plus facile à entretenir localement.
Une machine est en route pour le Togo. Les matières premières pour deux machines supplémentaires seront expédiées sous peu . La production locale de deux machines est prévue au mois d’août.

Presse manuelle Sortie de l’huile Sortie des noix et de la pulpe

Alimentation de deux Stations Radio grâce à des groupes électrogènes alimentés par de l’huile de jatropha (www.jatropha.de) en République Centrafricaine (RCA).

7 mai 2010 par codeart

 Nous avons été sollicité par RFI PLANETE, une organisation créée et soutenue par RFI (RADIO France INTERNATIONAL) (http://www.rfiplaneteradio.org/pub/actu.php)
RFI Planète installe des stations radio locales dans des villages isolés d’Afrique afin de faciliter les communications entre les gens d’une même région. Le problème principal est l’alimentation en énergie de ces petites stations. Ils ont expérimenté diverses solutions mais chacune présente ses avantages et inconvénients. Ils ont par exemple installé des systèmes avec des alternateurs entrainés par des bœufs. Le système fut baptisé « le bœuf qui tourne » (http://www.rfiplaneteradio.org/pub/actu.php?subject=6&PHPSESSID=3fe268e6971c9e763fdc8b5a5033eb8c)
Dans les régions ou des graines oléagineuses sont disponibles, il semble, à première vue, évident que leur utilisation résoudrait bien des problèmes d’approvisionnement. Le prix et la disponibilité des carburants fossiles le rends simplement inenvisageables pour cette application.
Ils ont demandé de collaborer avec nous dans la mise au point de systèmes fonctionnant au jatropha pour une régions isolée de Centrafrique.

Nous avons été séduit par leur professionnalisme qui se traduit principalement dans leur capacité d’assurer un suivi local : formation des utilisateurs, visites régulières, rapport de suivi,…
Nous avons donc accepté de collaborer à cette aventure.
Les deux premiers groupes sont près chez CODEART.

Caractéristique du groupe Justification ou remarque
Moteur d’origine indienne, copie moteur LISTER anglais de type 8/1 (8 chevaux ou 6kW – 1 cylindre) Moteur lent (850 RPM) particulièrement adapté à l’emploi d’huile végétale
Moteur simple au niveau mécanique donc appropriation aisée par les utilisateurs
Prix faible des moteurs et des pièces de rechange.
Génératrice européenne de 8 kW.
Monophasée 230V
Alternateur de qualité de puissance supérieure (double) de la puissance nominale.L’alternateur peut supporter des surcharges en cas d’alimentation de consommateurs « exigeants » dont les appels de courant sont importants (poste a souder ou moteur).
Chauffage de l’huile de jatropha par un échangeur limenté par l’eau de refroidissement du moteurL’huile arrive à environ  70°C à la pompe à injection. Après la pompe l’huile sera à nouveau réchauffée par conduction en traversant un bloc d’aluminium fixé contre la culasse du moteur. L’huile arrive à l’injecteur à 61°C. Pour obtenir une pulvérisation optimale il est important d’assurer une température suffisante de l’huile. Pour que l’huile de jatropha présente la même viscosité que le gasoil à température ordinaire il faudrait l’échauffer à 110°C.D’autre part la pompe à injection n’est pas conçue pour des fluides visqueux. Le chauffage de l’huile est donc indispensable.
Le moteur est refroidi par un radiateur . Le transport de l’eau est assurée par une pompe de circulation de chauffage central.  
Un tableau de contrôle permet de visualiser les paramètres principaux :La tension délivrée par l’alternateurLa fréquence du courant alternatif produit
L’intensité du courant
Un second ampèremètre sera placé dans la salle de la station. Il permettra le contrôle de la charge par les techniciens.
Pour assurer une bonne durabilité au moteur il est conseillé de ne pas laisser tourner le moteur à vide. Les températures des gaz d’échappement sont directement proportionnelles à la charge du moteur (http://www.codeart.org/pdf/dossier/150-heures-de-fonctionnement-d-un-moteur-diesel-a-huile-de-palme.pdf).Nous conseillons de ne pas travailler à moins de 50% de la charge nominale du moteur soit 2 kW électrique ou 18A.

La qualité de l’huile de jatropha est le paramètre le plus important pour assurer la longévité du moteur.

Une presse à huile de jatropha accompagne les groupes fournis. La presse est une presse à vis de capacité 70 Kg de graines par heures. Elle permet dès lors d’assurer une production horaire d’environ 20 litres d’huile suivant la teneur en huile des graines. Pour l’entraînement du moteur il faudra disposer de 1 litre d’huile par heure.

Pour l’alimentation des groupes nous auront besoin d’environ 1 litre par heure soit 8 litres par jour de 8 heures. Pour les deux groupes il faudra prévoir 16 litres par jour. La presse ne fonctionnera donc pas tous les jours mais par exemple 1 jours par deux semaines pour produire 120 litres d’huile filtrée. La presse est dès lors largement surdimensionnée mais elle permettra d’assurer la production d’huile pour de futures installations et des moteurs modifiés pour d’autres applications telles que la transformation des productions agricoles.
Notons aussi que le pressage d’autres graines oléagineuses est prévu dont  le lophira. Les premières analyses de l’huile montrent qu’elle conviendrait comme combustible. Le lophira est très abondant dans le pays.

Filtration de l’huile.

L’huile brute extraite sera décantée durant 2 semaines afin d’éliminer de façon simple la plus grande parties des particules. L’huile sera ensuite filtrée dans un filtre presse. Le filtre du moteur constituera la dernière barrière pour les particules trop grosses avant l’introduction dans le moteur.
Un filtre cloche fait également partie de l’envoi.

Les équipements quitteront la Belgique vers le 15 mai.
L’installation, la mise en route et la formation des opérateurs seront réalisées par un technicien de CODEART.

Presse Groupe électrogène Moteur JKSON

Stage en entreprise chez Codeart

16 avril 2010 par codeart

Dang Phuc Tran un étudiant de l’université de Sherbrooke au Canada réalise un stage en entreprise chez CODEART.
Ce projet proposé par CODEART est d’analyser les solutions techniques pour séparer les coques et les amandes palmistes après concassage.

Le palmier à huile est une ressource importante pour les pays d’Afrique et d’Asie.

Il produit deux types d’huile.

  1. L’huile de palme rouge provient du fruit.  Elle est principalement utilisée dans l’industrie alimentaire et peut servir comme bio-carburant  ( voir : http://www.codeart.org/pdf/dossier/manger-ou-rouler-en-voiture-codeart-a-choisi.pdf)
  2. L’huile palmiste, elle, provient de l’amande palmiste. Elle est principalement utilisée dans l’industrie des cosmétiques pour la production de savon. Vu la difficulté d’extraction de cette huile, les noix palmistes sont souvent abandonnées ou utilisées pour la cuisson. Seule une faible partie est actuellement exploitée en Afrique.
Régime de fruit Noix entières Coques de noix

La production de ces huiles comporte plusieurs étapes :

  • La cuisson des fruits
  • Le pressage des fruits pour obtenir l’huile rouge.
  • Le triage du mélange noix palmistes et fibres à la sortie de la presse.
  • Le concassage des noix palmistes (on obtient un mélande d’amandes et de coquues cassées).
  • La séparation des coques et des amandes
  • Le pressage des amandes pour obtenir l’huile palmiste

 

Les principaux obstacles pour l’exploitation des noix palmistes sont leur concassage et la séparation des coques et des amandes. Des solutions mécaniques efficaces existent pour toutes les autres opérations de la chaîne.

Le pressage du fruit est mécanisé avec la presse basse pression. Le pressage des amandes est mécanisé avec la presse haute pression HP110
Actuellement la séparation des coques et des amandes se fait soit de façon manuelle soit par flottation dans des bains d’argile. Ces méthodes sont peu appréciées si bien que la majorité des noix palmistes sont jetées

 L’étudiant a d’abord réalisé un important travail de recherche bibliographique afin de s’inspirer des travaux réalisés par d’autres chercheurs. Suite à ce travail préliminaire, l’étudiant a effectué des essais de concassage et de séparation des amandes et des coques.

  1. Le concassage : Dang a effectué des essais avec un concasseur centrifuge Colombini.Le principe du concasseur est la projection des noix par la force centrifuge sur une paroi en acier dur. Les noix sont introduites dans une trémie reliée directement au milieu du rotor.Le rotor est actionné manuellement à l’aide d’une manivelle ou par un moteur et projette les noix vers la paroi. L’impact brise les coques des noix.
  2. La séparation amandes – coques : Dang a proposé 3 pistes :
    1. Un système mécanique de triage par passage du mélange sur des barreaux suivi d’un passage sur une plaque perforée.Avec  ISAT un  établissement d’enseignement de type court qui dépend de l’EPHEC (École Pratiques des Hautes Etudes Commerciales) à Schaerbeek, nous avons réalisé les plans d’un séparateur mécanique. Ce séparateur est actuellement en construction et sera testé dans les prochaines semaines.
    2. Un système à vibrations : le mélange placé sur une table vibrante montre que les deux composants (amandes et coques) ont tendance à se séparer.
    3. Un système à rouleaux recouverts de toile de jute : le mélange est déposé entre deux rouleaux tournant en sens inverse. Les fragments de coques ont tendance à s’accrocher à la toile de jute tandis que les amandes glissent. L’inclinaison du système permet l’écoulement des amandes vers un réceptacle.

Dessin du séparateur manuel.

Fabrication de cuve pour la concentration du jus de canne afin de produire du sucre artisanal.

6 avril 2010 par codeart

Lors de mon voyage en Haïti du 3 au 13 mars 2010, j’ai assisté au formage d’une cuve. Les pétales et le fonds ont été découpés sur une table de découpe au moyen d’un appareil plasma.

Nous voyons sur les photos les équipements utilisés pour le formage des pièces avant de les assembler par soudage.Le film montre le formage des composants avant assemblage.

Roger LOOZEN, le 29 mars 2010.


Vue de la cuve terminée Vue de l’assemblage pétale – fond  Vue de l’assemblage pétale-fond

Construction d’une passerelle pour Fondbleu

24 mars 2010 par codeart

Notre partenaire en Haïti, les Ateliers-Ecoles de Camp-Perrin, construit actuellement une passerelle métallique destinée au désenclavement rural.
La passerelle permettra de désenclaver la zone de Fonbleu, qui se situe dans les Haut-Cahos (Wo Kawo), dans le département de l’Artibonite, et qui est encerclé par la rivière du même nom. Fonbleu se trouve à environ 70 kilomètres de la capitale, Port-au-Prince.
Les Kawo se situent dans le massif des Montagnes Noires, chaîne centrale d’Haïti. Il est délimité au nord-est par le Plateau central, à l’Ouest et au Sud-Ouest par la vallée de l’Artibonite et au Sud-Est par les Montagnes du Trou d’eau. La chaîne des Kawo (Chen Kawo) culmine à 1788 m, la majeure partie de la zone se trouvant entre 500m et 1300m.

Dans la zone d’intervention le revenu moyen annuel est inférieur à 800 US$ (environ 570 €). Le trajet est emprunté par des ânes et des mulets chargés de deux paniers de café de part et d’autre, soit environ 50 kg chacun, l’ensemble faisant environ 1,90 m de large.
La période de transport du café coïncide avec le début de la période des pluies. La tendance climatique observée ces dernières années est un avancement constant du début de la période des pluies.
Le projet aura aussi le mérite d’injecter des fonds dans l’économie haïtienne par le biais des salaires
Il apportera un savoir-faire supplémentaire aux AECP, valorisable par Camp-Perrin pour l’aménagement de nombreux sites dans le pays.

Les bénéficiaires seront sollicités pour participer matériellement et humainement au projet lors de plusieurs étapes :

  •  ils fabriqueront les fondations pour le pont
  •  ils fourniront la matière de fabrication de ces fondations: tri et nettoyage préalable des galets (entre 100 et 400 mm) pour le remplissage des 8m3 de gabions
  •  ils participeront à l’étude et à la phase de montage à blanc de la passerelle afin de pouvoir participer sur place au montage sur site
  • ils seront chargés du transport du matériel sur site.

 La porté de cette passerelle est de 30m et la largeur utile sera de 2m. La particularité de cette passerelle est qu’elle est fabriquée par un acier inoxydable (CORTEN). L’acier CORTEN rouille mais cette corrosion s’arrête (phénomène de passivation) et constitue une couche protectrice comme dans le cas de l’aluminium. De plus, l’emploi de l’acier est limité au minimum nécessaire afin de limiter le poids d’acier à mettre en œuvre. Par contre la main d’œuvre nécessaire à la construction est relativement importante. Ces choix volontaires du concepteur de l’ouvrage, Monsieur J.C. GROSSO, correspondent aux réalités locales ou la main-d’œuvre est disponible et peu onéreuse tandis que l’acquisition de matières premières demande la mobilisation de moyens (devises) peu disponible.

 Ce projet a été initié par une association française de développement:

 

 

Cisaillage des tôls aux AECP
Pliage aux AECP
Les résultats des essais de pliage des divers profils nécessaires 
Essais cintrage de l’arc aux AECP Modèle d’execution Vue du pont lorsqu’il sera terminé (image de synthèse)

Vue du pont lorsqu’il sera terminé (image de synthèse)

Projet de fin d’études concernant le dimensionnement d’une passerelle piétonnière en acier Corten

18 mars 2010 par codeart

La mise en place d’infrastructures adaptées dans les pays défavorisés est le premier pas vers un développement sûr et viable du commerce dans une région.

C’est pourquoi, dans des régions très sensibles aux conditions climatiques telles que la région haïtienne, la construction d’ouvrages facilitant le transport est d’une importance capitale. Les ponts et passerelles sont un vecteur important pour ce développement économique.

C’est dans la volonté de désenclaver des régions défavorisées que s’inscrit ce projet. L’architecte Jean-Christophe Grosso, membre de l’ONG Noria, a conçu un modèle de passerelle piétonnière.

La passerelle est actuellement en cours de construction aux Ateliers Ecole de Camp Perrin en Haïti.

 Laurie Chevallier Elève-ingénieur à l’Institut Français de Mécanique Avancée, est chargée de vérifier le dimensionnement, d’apporter des modifications en parallèle avec la construction en atelier et de réduire la masse de matière à utiliser.

 A terme, un modèle standard de cette passerelle sera mis au point pour être implanté dans diverses régions enclavées, notamment en République Démocratique du Congo et au Bénin. La passerelle est entièrement construite en acier Corten, matériau largement plus pérenne que le béton dans de tels projets.

 Les objectifs recherchés pour ce projet sont le désenclavement des régions, le développement de la technique chez les locaux, la pérennité des ouvrages d’art implantés ne nécessitant aucun entretien.

Les AECP participent à la reconstruction d’Haïti.

24 février 2010 par codeart

Les Ateliers-Ecoles de Camp-Perrin, notre partenaire à Haïti, produit des brouettes de bonne qualité.
Pour la reconstruction et pour les paysans qui sont retournés dans les villages, des brouettes sont nécessaires.
Le bac est en acier embouti de 1,3mm d’épaisseur. Il est soudé sur le brancard réalisé en tube d’acier diamètre 32 x 2mm. La roue est en construction d’acier. L’axe central tourne dans deux paliers en fonte. Une version en pneu plein en caoutchouc est aussi disponible.